Au fil des chemins

Michel Comte


Enfant je me promenais souvent dans la nature et j'aimais le parfum des champs de narcisses du Jura. Plus tard, en arpentant les sentiers et glaciers de Chamonix où les quartz fumés abondaient (à l'époque où la route blanche n'avait pas encore grignoté la longue robe du Glacier des Bossons),  un monde subtil tout en nuances s'est révèlé à la lumière de l'émotion.

Des montagnes qui s'élancent vers le ciel au murmure de l'eau des ruisseaux, des parfums de myrtilles aux saveurs des girolles sous les pentes du Plan de l'Aiguille,  le souffle du vent me chantait un rêve infini plein d'espérance.

Par la suite, au fil des chemins et dans la fuite de l'instant, mon regard s'est posé en longs silences sur l'essentiel d'intenses moments. Quel bonheur de parcourir les crêtes fleuries de tulipes sauvages, de s'allonger sous le ciel dans les champs de pulsatilles ou de planer un instant avec les oiseaux tombés du ciel !  
 

Puissions-nous préserver la magie des paysages, les mélodies des chants d'oiseaux et les reflets du paradis, car "la nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir ” (George Sand).